C’était en septembre en début de mois, il y a maintenant cinq siècles précisément, qu’un rafiot à bout de souffle mais chargé de précieux épices, faisait son retour à Séville, dans le sud de l’Espagne. De la flottille d’origine, des cinq bâtiments partis prouver trois ans auparavant que l’on pouvait faire le tour du monde en passant par l’ouest, il n’en restait plus qu’un, le plus modeste. Sur les 265 hommes du départ, il n’en restait plus que dix-huit. Le grand manquant était Magellan, celui qui croyait plus que tout à cette intuition selon laquelle il existait un passage (paso) à l’extrême sud de l’Amérique permettant de rallier l’océan Pacifique, baptisé par lui ainsi parce qu’il ne s’y passait rien. Del Cano, l’amiral survivant, reçut tous les honneurs car sa version des faits ne pouvait connaître de contestataires. C’était pourtant Magellan le vainqueur, mort en milieu de parcours en raison paraît-il d’une rixe idiote avec des indigènes. Mais le chroniqueur du bord, Pigafetta, savait. C’est grâce à lui que l’on connaît toute l’histoire de ces bateaux partis le 20 septembre 1519 pour une aventure inouïe. Et aussi grâce à Stefan Zweig, historiographe magnifique, qu’il est possible de refaire mentalement la grande boucle. Continuer la lecture
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