Peu après avoir débarqué à Paris en 1961, Hervé Télémaque réalise trois ans plus tard deux œuvres marquantes, « Banania III » (ci-contre) et « Petit célibataire un peu nègre et assez joyeux ». Installé dans la capitale française, d’origine haïtienne, il remarque alors que sa « couleur disparaît » à la lumière des grands boulevards. Car juste auparavant, il était à New York. Dans cette ville américaine, « artistiquement parlant, tout se passait bien ». Mais c’est le « racisme ordinaire » vécu là-bas qui le conduisit finalement à franchir l’océan, tout comme nombre d’artistes étrangers après la deuxième guerre. Et c’est ce transfert qui fait actuellement l’objet d’une exposition au Palais de la Porte Dorée. À Paris, Hervé Télémaque (1937-) a rencontré ses pairs français, « tous anti-colonialistes » selon lui. Il se souvient avoir fait « 68 » avec eux en leur tendant obligeamment les pavés de contestation mais sans aller plus loin en raison de son statut d’étranger. « Et à ceux, se souvient-il encore, qui disaient que de Gaulle était un dictateur, je leur conseillais d’aller voir en Haïti ce qu’était un vrai dictateur. » Continuer la lecture
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