Non contrariants: ainsi sont pour l’instant programmés les androïdes domestiques dont la commercialisation commence. Plus empathiques que des humains, ils font en outre preuve d’une patience remarquable, du moins tant que leur batterie est chargée. Mais comme le racontait le 2 septembre à 22h01 une dépêche Reuters, il se pourrait qu’un jour ils arrachent leur laisse et prennent la tangente. Ainsi que le pronostiquait en 1966 Philip K. Dick, dans son roman « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ». Dans ce livre, il était déjà question de l’émancipation des androïdes. Et le héros Rick Deckard (Harrison Ford dans le film qui suivit) rêvait d’échanger son mouton high tech contre un vrai qui braie. L’article de Reuters, signé d’une certaine Courtney Rozen, racontait avec le sérieux habituel à l’agence, l’inquiétude du législateur américain face à « l’évasion » d’une IA. Ayant échappé à la vigilance de ses gardiens, elle était partie ailleurs, tout à la joie d’un vélo pédalant tout seul. Diabolique passage au réel de la science fiction, la dépêche nous apprenait qu’un projet de loi, la « AI Kill Switch Act”, était actuellement en cours d’examen à la Chambre des représentants des États-Unis. En cas de pépin. Exactement comme dans le roman de Philip K. Dick (1928-1982). Continuer la lecture
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