Il y a tout juste cinquante ans disparaissait Jean Gabin, emporté par une courte et sévère maladie. « Boy » au music-hall il passe presque par hasard un bout d’essai. Son premier film « Chacun sa chance » (1930) ne demeure dans les mémoires que pour cette seule raison. Sa carrière débutante va coller à l’esprit Front populaire, l’homme du peuple héros malchanceux, qu’il fasse dans l’honnête comme pour «Le jour se lève» (1939) ou voyou romantique, « Pépé le Moko » (1937). « La grande Illusion » (1937) l’a installé parmi les célébrités de l’écran. Proche des techniciens des plateaux, il apprend vite à se positionner sous les spots, face aux caméras, à faire valoir ses yeux bleus, « ses chasses », disait-il, déjà dans les films noir et blanc. Il crée son propre style, une capacité à exprimer l’émotion sans jamais surjouer. Michel Bouquet verra en lui le premier acteur moderne. Jean Gabin (1904-1976), le plus petit dénominateur commun des trois dernières Républiques, 95 films au compteur. Continuer la lecture
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